Salon du livre surpeuplé et bruyant.... Je suis venue pour voir Grégoire Delacourt et continuer à découvrir son univers. Si vous le rencontrez un jour, vous verrez qu' il est TRES bavard et adore communiquer. En l' occurence, il y avait beaucoup de monde ce jour-là qui souhaitait parler avec lui et donc une file d' attente assez conséquente devant sons stand... Et, c' est comme ça, presque par hasard, que j' ai pris un livre posé devant moi, en attendant... J' ai salué son auteur d' un petit sourire conventionnel et j' ai commencé à parcourir les premières lignes de " En moins bien ".
Et là, j' ai vraiment souri ! Le style d' Arnaud Le Guilcher est taillé à la serpe. Il est truffé de langage imagé franchement tordant. On a commencé à parler et je suis repartie avec son livre sous le bras et en prime, une très jolie dédicace.
Arnaud, l' auteur est aussi musicien et rocker et ça se sent au travers des nombreuses évocations de titres et d' albums que j' ai réécoutés avec plaisir pour l' occasion : Oasis, les Stones etc...
Dans " En moins bien ", on suit les mésaventures du narrateur dont on ne saura jamais le nom. C' est un looser, un désillusionné de la vie. Ce Français expatrié aux Etats-unis, isolé et sans famille finit par croiser la route d' Emma, celle qui va éclairer sa vie. J' ai fondu à l' évocation de leur rencontre. Ca m' a rappelé des copains dont la technique de drague se résumait à " Cette fille me plaît, j' vais lui j'ter des cailloux ! ". Subtile mais bizarrement rarement efficace !
Sous la plume d' Arnaud, le coup de foudre ça donne :
" Je suis prêt à me couper un bras pour revivre un instant aussi entier, ras la gueule d' une envie de bouffer la tronche du temps qu' est pas foutu de s' arrêter.
Je contemplais le monde du haut de l' Annapurna. J' étais en tongs. Je portais la djellaba. J' avais pas chaud, je m' étonnais simplement du vertige.
C' est quand même méchamment haut, là-haut. [ ..... ]
Y' a pas de mots pour décrire le moment où on déshabille pour la première fois la personne qui cristallise tout. J' étais bouleversé. Je me suis mis à trembler. Comme une feuille. Quand je l' ai pénétrée pour la première fois, j' ai eu envie de pleurer. "
Voilà, une belle rencontre soldée d' une belle surprise. Et l' envie de continuer à découvrir l' univers cynique et drôle de cet auteur costarmoricain.


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